Ramonage de cheminée : les étapes à connaître avant de le faire soi-même
- Rémi De Leest
- 18 févr.
- 2 min de lecture

Beaucoup de particuliers se disent un jour :« Après tout, un ramonage, ce n’est qu’un coup de brosse dans le conduit. »
En pratique, c’est un peu plus technique que cela. Et même si l’opération peut paraître accessible, elle demande méthode, préparation et prudence.
Voici les points essentiels à connaître avant de vous lancer.
Préparer le conduit en amont : utile ou gadget ?
Certaines personnes choisissent de brûler une bûche de ramonage quelques jours avant d’intervenir.
Son rôle théorique :aider à dessécher et fragiliser les dépôts présents dans le conduit afin de faciliter le décrochage mécanique.
Cependant :
l’efficacité varie selon les marques,
cela ne remplace jamais un ramonage manuel,
et en cas de présence de bistre, l’utilisation est déconseillée sans avis professionnel.
Le bistre est un dépôt dur et très inflammable. Dans ce cas précis, un mauvais traitement peut aggraver le risque au lieu de le réduire.
Protéger votre intérieur avant toute manipulation
Un conduit encrassé peut libérer une quantité importante de suie.
Avant de commencer :
couvrez les meubles proches,
retirez les tapis,
protégez le sol,
isolez la pièce si possible.
Une bonne préparation évite un nettoyage long et fastidieux après intervention.
Ramonage par le bas ou par le haut ?
Dans la grande majorité des habitations, l’accès par le bas (depuis le foyer) est possible. C’est la méthode la plus courante.
Le ramonage par le haut, depuis la toiture, demande :
un accès sécurisé,
une bonne stabilité,
et des équipements adaptés.
Sans matériel adéquat, l’intervention sur toiture comporte des risques réels.
La technique : progression régulière et contrôle
Le hérisson doit être introduit progressivement dans le conduit.
La règle est simple :
avancer mètre par mètre,
effectuer des mouvements d’aller-retour réguliers,
continuer jusqu’à atteindre la sortie extérieure.
Le retrait des cannes se fait de la même manière :progressivement, avec des mouvements continus pour décoller les derniers résidus.
La clé d’un ramonage efficace réside dans la régularité du geste et la patience.
Après le nettoyage
Une fois les outils retirés :
nettoyez soigneusement le foyer,
évacuez les suies,
inspectez visuellement les parties accessibles.
Mais une question reste essentielle :
Le conduit est-il propre sur toute sa hauteur ? Les coudes ont-ils été correctement traités ? Y a-t-il des fissures ou des dépôts encore présents plus haut ?
C’est précisément là qu’intervient la différence entre un simple nettoyage et un véritable contrôle professionnel.
Ce que dit la législation en Belgique
En Belgique, l’entretien des installations de chauffage est encadré.
Dans de nombreux contrats d’assurance, un ramonage régulier est exigé, accompagné d’un justificatif officiel.
Un nettoyage effectué soi-même ne permet pas toujours de répondre à cette exigence en cas de sinistre.
À retenir
Réaliser un ramonage soi-même est possible dans certains cas. Mais cela demande :
de la méthode,
une bonne évaluation de l’état du conduit,
et une connaissance minimale des risques.
Un conduit mal nettoyé peut rester partiellement encrassé, favorisant :
la formation de bistre,
un mauvais tirage,
voire un feu de cheminée.
Si vous avez le moindre doute sur l’état de votre installation, le plus prudent reste de faire intervenir un professionnel.
Intervention rapide à Arlon, Messancy, Habay, Étalle et Virton
Prise de rendez-vous en ligne :👉 www.monramoneur.be
Parce qu’un conduit propre, c’est important. Mais un conduit contrôlé et sécurisé, c’est essentiel.



Commentaires