Feu de cheminée en Belgique : ce que l’assurance vérifie réellement
- Rémi De Leest
- 15 déc. 2025
- 3 min de lecture

Chaque hiver en Belgique, des foyers sont touchés par des feux de cheminée. Parfois sans dégâts importants, parfois avec des conséquences lourdes pour l’habitation.
Après l’intervention des pompiers, une autre étape commence : l’analyse du dossier par l’assurance. Et contrairement à ce que beaucoup pensent, l’indemnisation n’est jamais automatique.
Voici ce que les assurances incendie belges examinent en priorité après un feu de cheminée.
Le certificat de ramonage : un document essentiel
En Belgique, les assurances habitation exigent que l’installation de chauffage soit entretenue correctement. Dans le cas d’un feu de cheminée, elles demandent presque systématiquement un certificat de ramonage valable.
Ce document permet de vérifier :
que le ramonage a été effectué dans les délais recommandés,
qu’il a été réalisé par un professionnel,
et qu’il concerne bien le conduit utilisé.
Un ramonage réalisé soi-même, même avec soin, n’est généralement pas reconnu par les compagnies d’assurance en cas de sinistre.
Sans justificatif clair, l’assureur peut demander des explications supplémentaires et l’indemnisation peut être discutée ou retardée.
La conformité de l’installation
Après un feu de cheminée, un expert mandaté par l’assurance peut analyser :
l’état du conduit,
la compatibilité entre l’appareil et le conduit,
l’absence de modifications non conformes,
le respect des distances de sécurité.
En Belgique, une installation manifestement non conforme peut être considérée comme une aggravation du risque, ce qui peut influencer la prise en charge du sinistre.
Le combustible utilisé
Le type de combustible joue également un rôle important.
L’expert peut s’intéresser :
à la qualité du bois ou des pellets utilisés,
au taux d’humidité du bois,
à l’éventuelle présence de résidus inadaptés (bois traité, déchets, etc.).
Un combustible inadapté favorise l’encrassement du conduit et la formation de bistre, principale cause des feux de cheminée. Dans certains cas, cela peut être interprété comme un mauvais usage de l’installation.
La fréquence réelle d’entretien
Même avec un certificat annuel, l’assurance peut examiner :
l’intensité d’utilisation de l’appareil,
la présence de signaux d’alerte ignorés (odeurs, refoulements, vitre très encrassée),
et la cohérence entre l’usage et l’entretien effectué.
Les contrats belges parlent d’un entretien adapté à l’usage, et non d’un simple document administratif.
Le comportement après l’incident
Un autre point analysé concerne la réaction du propriétaire après l’incident.
Les assurances appliquent le principe général selon lequel l’assuré doit limiter l’aggravation des dommages. Continuer à utiliser une installation après un incident avéré peut être considéré comme une faute aggravante.
Important à savoir
Les éléments évoqués dans cet article s’appuient sur les pratiques courantes des assurances incendie en Belgique, les retours d’experts après sinistre et les conditions générales des contrats d’assurance habitation.
Chaque situation reste toutefois analysée au cas par cas par l’assureur et son expert. En cas de feu de cheminée ou d’incident, l’indemnisation dépend notamment :
de l’entretien réel de l’installation,
de la conformité du conduit et de l’appareil,
de l’usage du combustible,
et du comportement adopté après l’incident.
👉 Un ramonage régulier effectué par un professionnel, accompagné d’un certificat conforme, reste le meilleur moyen de limiter les risques et d’éviter toute discussion avec l’assurance.
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Un feu agréable, c’est important. Un feu sûr et assuré, c’est essentiel.


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